Pendant le ramadan, les batteurs chargés de réveiller les fidèles pour le repas avant d’entamer une nouvelle journée de jeûne, se font de plus en plus rares. Mais à Damas ou à Idlib, ils perpétuent la tradition malgré une compétition avec… les smartphones. Environ une heure avant l’appel à la prière de l’aube, les batteurs du ramadan –également connus sous le nom de « moussaharatis »– parcourent les rues plongées dans le noir.
Hassan al-Rashi, 60 ans, est un des trente derniers moussaharatis de Damas. Sa voix rompt le silence nocturne des quartiers populaires de la vieille ville, alors qu’il accompagne ses chants religieux de coups de tambour. « Malgré l’avènement des smartphones et d’autres technologies, les gens aiment toujours se réveiller avec la voix des moussaharatis, » affirme-t-il à l’AFP.
« Le moussaharati fait partie des traditions des habitants de Damas pour le ramadan ». Chaque jour avant l’aube, le batteur, une canne en bambou dans une main et un tambour en peau de chèvre dans l’autre, se déplace rapidement de maison en maison, frappant aux portes de ceux qui lui ont préalablement demandé de les réveiller. « Réveillez-vous pour le suhûr, le ramadan est venu vous rendre visite, » chante-t-il en battant son tambour.
Les moussaharatis n’attendent pas de rémunération, mais ils reçoivent parfois des donations et portent ainsi des sacs ou des paniers pour transporter nourriture et autres cadeaux offerts par les fidèles.
