La Hongrie et la Pologne ne peuvent pas bloquer le Pacte asile et migration. Le vote à la majorité qualifiée est maintenu. C’est peut-être la victoire du sommet informel européen de Grenade
S’il n’est pas mentionné dans la déclaration commune du sommet informel de Grenade, le règlement de crise en cas d’arrivée massives de migrants entre les 27 reste à l’ordre du jour.
L’objectif commun de l’Union européenne est de conclure les négociations sur le nouveau Pacte asile et migration avant les prochaines élections européennes (prévues en juin 2024).
L’opposition de la Hongrie et de la Pologne ne devrait pas empêcher son adoption, car le vote à la majorité qualifiée a été conservé, malgré les tentatives de Varsovie et Budapest pour réclamer un vote à l’unanimité sur ce Pacte asile et migration.
Le règlement, qui prévoit un régime dérogatoire aux procédures d’asile classiques, moins protecteur pour les migrants, a dû faire l’objet d’un compromis pour lever les réticences allemandes, puis italiennes.
Si Budapest et Varsovie s’y sont opposés, l’Autriche, la Slovaquie et la République tchèque se sont abstenues. Cette dernière pièce du Pacte asile et migration doit encore faire l’objet de négociations avec le Parlement européen.
Par ailleurs, le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, s’est dit samedi 7 octobre à Thessalonique (Grèce) en faveur d' »une amélioration » du pacte entre l’UE et la Turquie conclu en 2016 pour parer à l’époque à la crise migratoire.
