Une nouvelle fois, Donald Trump croit que la fin de la guerre en Ukraine est « de plus en plus proche ». Il se félicite d’avoir obtenu une trêve de trois jours assortie de l’échange de 1 000 prisonniers de chaque côté. Ce cessez-le-feu qui a surpris est le résultat d’une rencontre à Miami entre le principal négociateur russe, Roustem Oumerov, et les sherpas américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accepté sans illusions et en se moquant, écrivant sur Telegram : « Je décrète : autoriser la tenue d’un défilé dans la ville de Moscou le 9 mai 2026 ».
La célébration s’est déroulée sans incident, mais au rabais : quelques militaires, dont des nord-coréens ayant participé à la « libération de la région de Koursk des occupants néonazis », saluant le maître du Kremlin, des images projetées sur des écrans géants, des avions survolant la Place Rouge, internet coupé dans tout Moscou, 45 minutes au total. Et un discours de huit minutes. Un 9 mai miniature, mais conforme à la tradition avec un parallèle entre la guerre contre les nazis d’Hitler et celle d’aujourd’hui en Ukraine. « Le grand exploit de la génération victorieuse inspire aujourd’hui les soldats qui mènent l’opération militaire spéciale. Ils font face à une force agressive armée et soutenue par l’ensemble du bloc de l’Otan. Et malgré cela, nos héros continuent d’avancer ». Factuellement faux, mais qu’importe pour un Poutine de moins en moins soutenu par la population, qui tient à poursuivre sa guerre. Il affirme qu’il défend une « cause juste » et ajoute : « Nous sommes ensemble. La victoire fut nôtre et elle le sera pour toujours
Le souhait du président américain de « voir une prolongation importante » du cessez-le-feu, ce qu’il estime « possible » risque donc d’être déçu. Un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, cité par les agences de presse russes, a affirmé qu’il n’avait pas été convenu que la trêve en cours se prolonge.
