Emmanuel Macron est arrivé à Moscou pour trouver le chemin de la désescalade. Après presque six heures de discussion avec Vladimir Poutine, il va aller à Kiev sans résultat concret. Il est toujours à la recherche de ce chemin, mais les deux présidents sont d’accord – et c’est en soi une avancée- pour trouver une solution politique, des compromis. Il faut travailler ensemble pour avancer, entamer un processus, un mécanisme nouveau qui permettra un règlement respectant les principes de l’OSCE et aussi les intérêts de chacun.
Vladimir Poutine, qui a dit qu’Emmanuel Macron l’avait « presque torturé », a maintenu toutes ses exigences, toutes ses conditions et affirmé que son pays n’avait rien à se reprocher et que l’Ukraine est coupable de ne pas appliquer les accords de Minsk. Pour lui, un conflit serait entre l’Otan et la Russie. Emmanuel Macron est d’accord avec lui pour dire que la solution passe bien par le respect des accords et qu’elle doit être trouvée dans le cadre du format Normandie qui réunit la Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et la France. Des convergences ont été trouvées, mais pas révélées, et c’est sur cette base que le président français verra son homologue ukrainien.
Les prochains jours, les prochaines semaines seront décisives. Avant ce très long entretien , les deux hommes savaient que rien de définitif ne serait acté, mais un pas en avant a été fait pour, demain, arriver à des garanties de sécurité en Europe. A Washington, où il relevait Olaf Scholz, Joe Biden a déclaré que s’il y avait invasion, le gazoduc Nord Stream 2 n’entrerait jamais en service.
