« Ne nous lâchez pas », « prouvez que vous êtes avec nous », « Sans vous l’Ukraine sera seule », « nous vaincrons, j’en suis convaincu » : le président Volodymyr Zelensky s’est adressé par visioconférence à la mi-journée au parlement européen réuni à Bruxelles. Sa présidente, Roberta Metsola, l’a assuré que l’Europe restera unie, debout aux côtés de l’Ukraine et que sa demande d’adhésion à l’union européenne sera examinée.
Sur le terrain, il semble bien que les forces russes aient lancé de vastes et dures offensives. Une colonne de blindés et camions, qui serait longue de 60 kilomètres, serait arrivée à proximité de Kiev et viserait l’aéroport Antonov à Hostomel. Des bombardements ont visé cet après-midi la tour de télévision de la capitale, provoquant l’interruption des programmes et faisant cinq morts. Auparavant, des bâtiments officiels avaient été atteints pour, dit Moscou, arrêter les attaques informatiques. La seconde ville du pays, Kharkiv a encore été durement frappée, des frappes qui ont provoqué au moins une vingtaine de morts. Plus au sud, Marioupol est sous un feu roulant d’obus et de mortiers, tuant des civils. Encore une fois, Poutine a menti en s’engageant auprès de Macron à préserver les civils. Mais il accuse l’Ukraine de se servir de ces civils comme boucliers…
Le ministre des Affaires étrangères a précisé que l’offensive continuerait jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints. L’un d’eux serait l’élimination de Volodymyr Zelensky qui serait confiée à quelques centaines de mercenaires de Wagner. Le blitzkrieg ayant échoué, ce sont les troupes tchétchènes de l’impitoyable Kadyrov qui monteraient à l’assaut. Une guerre totale, des villes rasées, des milliers de morts ? La diplomatie doit s’activer pour éviter le pire.
