Grégory Doucet actuel maire écologiste de la ville de Lyon, « ne veut pas que sa ville soit la capitale de l’ultradroite ! ».
Depuis la mort de Quentin Deranque, lyonnais et lyonnaises vivent dans l’inquiétude. La deuxième ville de France est sur le point de devenir un véritable champ de bataille opposant l’extrême droite et l’extrême gauche dont plusieurs membres sont à l’origine du militant. Tué en marge d’une conférence tenue par l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, Quentin Deranque est présenté comme un intégriste catholique et nationaliste par certains, un néonazi et un néofasciste par d’autres.
L’actuel maire Grégory Doucet a rejeté la proposition de Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon d’accrocher le portrait de Quentin Deranque sur l’Hôtel de Ville. Sur ce sujet, il est catégorique : Mettre le portrait de quelqu’un qui ne me semble pas, du fait de ses affiliations, représenter les valeurs humanistes de la ville de Lyon, ne me semble pas approprié. On est ici dans la ville de Jean Moulin, je crois que ça serait un très mauvais signal… » .
Lorsqu’il a demandé à la préfecture d’interdire la marche de samedi en hommage à Quentin Deranque, Grégory Doucet s’est même vu comparer à un rat par Elon Musk sur son réseau social x.

Un drame qui survient en pleine période électorale
Les élections municipales de la ville de Lyon se dérouleront les 15 et 22 mars prochains. Deux principaux candidats sont en lice : Grégory Doucet, actuel maire de la ville et issu des écologistes, et Jean-Pierre Aulas, homme d’affaire âgé de 76 ans dont la fortune personnelle est estimée en 2025 à 450 millions d’euros. Il a par ailleurs été président de l’Olympique lyonnais et est, tout naturellement de droite. Leurs slogans respectifs sont : « Vivre Lyon » et Cœur lyonnais ».
Par ailleurs les élections contiennent une nouveauté puisqu’il faudra voter 3 fois. Une fois pour élire le ou la Maire de Lyon, et une fois pour élire le ou la maire de votre arrondissement. Et comme en 2020, un troisième scrutin permettra d’élire le ou la président de la Métropole.
De nombreux étrangers dont des tunisiens parfaitement intégrés vivent à Lyon. Un candidat de droite à la tête de la mairie de Lyon risque de rendre leurs vies pénibles avec notamment la hausse d’actes racistes, xénophobes et islamophobes qui s’en suivront. En espérant des jours meilleurs !
