L’élimination de l’équipe nationale au stade des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations ne passe pas auprès des parlementaires qui s’interrogent sur Vahid Halilhodzic, l’entraîneur et Fouzi Lekjaa, le président de la fédération. Le Parlement a du mal à comprendre que des moyens colossaux soient mis à la disposition de la délégation des Lions de l’Atlas et qu’au finish, aucun des résultats escomptés n’est obtenu. Dans une question écrite, le député Abdessamad Heikar demande au ministre des Sports, Chakib Benmoussa. Le montant des émoluments du technicien bosniaque et le budget dégagé pour la gestion de son staff. Le groupe socialiste pointe la responsabilité de la Fédération royale Marocaine de Football qui est « l’une des institutions sportives nationales les plus riches du royaume », pour ne pas dire du continent.
D’autre part, trois joueurs ont été suspendus par la CAF après les échauffourées lors du quart de finale de la CAN entre l’Égypte et le Maroc (2-1, AP) dimanche. Le défenseur des Pharaons Marwan Dawoud a été suspendu pour deux matchs et manquera donc la demi-finale face au Cameroun, ainsi qu’une éventuelle finale (ou le match pour la 3e place). L’entraîneur adjoint égyptien a lui écopé de quatre matchs, pour « geste obscène » quand le sélectionneur Carlos Queiroz a écopé d’un avertissement. La fédération égyptienne devra payer une amende de 22 000 euros pour « conduite violente », dont 9000 pour les agresseurs non identifiés. Le Maroc sera lui privé de Sofiane Boufal et Sofian Chakla, suspendus eux aussi pour deux matchs, lors de ses deux rencontres de barrage de la Coupe du monde, contre la République démocratique du Congo fin mars. Le staff marocain a aussi un rappel à l’ordre pour comportement anti-sportif, en plus d’une amende de 9000 euros.
