L’avocat et porte-parole du comité de défense de Mehdi Ben Gharbia, Ahmed Souab a pointé l’absence de preuves juridiques pouvant accuser son client.
Dénonçant le traitement tardif de ce dossier, Souab a accusé certains magistrats d’être derrière cette affaire.
Il a, de ce fait, annoncé que le comité engagera des poursuites judiciaires contre des magistrats à Sousse, l’Ariana et à Tunis ajoutant qu’une plainte sera déposée contre le Procureur de la République de Sousse pour avoir caché les preuves d’innocence de Ben Gharbia.
Intervenant en marge d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, le membre du comité de défense de Mehdi Ben Gharbia, Anouar Kousri a apporté des éclaircissement sur l’état de l’avancement de l’affaire.
Il a révélé qu’en s’entretenant avec son client, ce dernier lui a assuré qu’il se considère comme prisonnier politique.
Pointant l’absence de preuves juridiques à l’encontre de Ben Gharbia, l’avocat a dit que les principes du procès équitable n’ont pas été respectés dans l’affaire en question. Selon lui, toutes les enquêtes ont été menées pour consolider davantage les éléments de condamnation de Ben Gharbia.
Kousri a dit que l’arrestation de son client a été faite en l’absence d’un ordre judiciaire expliquant que cet incident pourrait être considéré, selon la loi, comme un enlèvement. Passant en revue l’état de santé de son client, l’intervenant a rappelé que Ben Gharbia a été transféré plusieurs fois à l’hôpital au cours desquels il était menotté au lit.
” Ben Gharbia était placé au lit pendant 8 heures successives sans pour autant avoir la possibilité de bouger. Lorsqu’il a exprimé gentiment son mécontentement face à cette situation, les agents de prison l’ont violemment agressé devant les médecins alors qu’il était menotté au lit” a t-il déclaré.
