Alors que les questions se multiplient quant à la date à laquelle Israël pourrait lancer son offensive à Rafah, dernier bastion du Hamas à l’extrême sud de la bande de Gaza, des responsables de l’administration Biden qualifient désormais en privé cette annonce de « bluff politique ».
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le secrétaire à la Défense Lloyd Austin ont publiquement déclaré n’avoir reçu aucune date, ni information supplémentaire, après même que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait affirmé lundi qu’une « date avait été fixée pour une ultime manœuvre terrestre ». Le Premier ministre a déclaré qu' »aucune puissance au monde » n’arrêterait l’offensive prévue.
Selon des responsables américains cités par CNN, cette déclaration relèverait du « bluff politique », Netanyahou devant composer avec la faction extrême de son gouvernement.
Mardi soir, Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, avait encore affirmé : « Nous n’avons pas de date pour une quelconque opération à Rafah, du moins pas une qui nous ait été communiquée par les Israéliens », tandis que le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a lancé aux journalistes : « S’il a une date, il ne l’a pas partagée avec nous. » De même, Yoav Gallant, ministre israélien de la Défense aurait affirmé mardi à son homologue américain n’avoir « aucune date » pour Rafah.
