Une fusillade a fait au moins un mort et quatre blessés vendredi matin dans les Yvelines. L’auteur présumé, qui aurait tiré sur des passants depuis sa voiture, a été rapidement arrêté.
Il avait «manifestement» envie de «faire un carnage» et est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration: un homme a tiré en rafales vendredi depuis sa voiture à Trappes et La Verrière (Yvelines), tuant une personne et en blessant au moins quatre, dont une enfant.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est rapidement saisi de ces faits. Il a annoncé avoir ouvert une enquête pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée».
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a estimé vendredi que la tuerie était «objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe», appelant à la «concorde républicaine». «Nous sommes collectivement responsables de ce qui vient de se passer et de ce qui pourrait se passer de nouveau dans notre pays, et que notre responsabilité à tous, c’est la désescalade, c’est la concorde républicaine», a déclaré Akli Rabeh à la presse.
L’homme a été interpellé rapidement par des policiers à Coignières (Yvelines) après avoir tiré en rafale depuis une voiture, a précisé une source policière, indiquant que les faits s’étaient produits vers 10h30 dans ce secteur de la banlieue populaire de Paris, au sud-ouest de la capitale.
Macron se rend sur place
Le président de la République Emmanuel Macron s’est rendu sur les lieux de la fusillade, a annoncé un peu plus tôt l’Élysée, qui a également dénoncé un «attentat terroriste raciste».
Le chef de l’État doit exprimer «sa solidarité à l’ensemble des personnes mobilisées». «Il s’entretiendra avec le maire, les forces de secours ainsi que des habitants de Trappes», a encore fait savoir la présidence dans un communiqué.
